Récemment, une émission française à fait couler beaucoup d'encre. Le sujet du reportage était les chiens dangereux où l'on montrait successivement des images à sensation : gros plans de mâchoires, images teintées de rouge, tout était réuni pour donner la chair de poule, pour effrayer. Et ça a marché ! Le lendemain de l'émission, combien de gens en parlent au boulot, à la maison, entre amis ? Combien d'entre eux évoquent la dangerosité, l'animosité et la fureur des pitbulls et autres molosses ?
L'émission a réussi son coup ; l'audimat a décollé (c'était prévisible avec un titre accrocheur comme « Attention chiens méchants ») et les gens sont maintenant tous convaincus de la véracité des propos du speaker tant les images et commentaires ont été choisis avec soin. Il ne s'agit plus d'influence mais bel et bien de conditionnement. Conditionnement exercé par la télévision et les journaux qui se plaisent à entretenir une peur panique chez la population. Tant que les gens auront peur, ils continueront de vouloir « s'informer » en regardant les reportages et en achetant les journaux.